Qui a dit que les français ne savaient pas conduire?

Coupable… je l’ai déjà dit! Mais je n’avais jamais conduit autre part que dans notre beau pays. Et croyez-moi, il y a pire, bien pire!

Ils roulent à gauche aux USA, non?

Si vous êtes blond(e), comme moi… vous avez cru vous aussi que les américains roulaient à gauche comme nos aimables voisins, les britanniques. Soyons clairs, ça n’a rien à voir avec ma couleur de cheveux mais oui, je suis désolée, on n’a pas tous les mêmes connaissances et c’est vrai qu’avant de savoir que j’allais devoir conduire deux petites têtes blondes un peu partout dans Houston, je ne m’y étais jamais intéressée. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, on m’a très vite fait comprendre que les américains (par chance!) roulaient à droite comme nous! VICTOIRE!

Mais tu as déjà conduit une automatique?

JAMAIS! PANIQUE A BORD! Conduire une automatique pour moi était inconcevable… et ce n’était que mon avis mais avant, les voitures manuelles il n’y avait que ça de vrai!

Je ne vous raconte même pas la galère par laquelle je suis passée quand j’ai dû conduire pour la première fois une automatique mais en plus de ça, un VAN! WHAT???? Vous ne connaissez pas nos petites Clio ou Twingo que l’on aime tant en France. Et puis, je n’étais pas prête mais vraiment pas prête et spécialement, deux jours après mon arrivée pour rouler jusqu’à Austin (qui précisons, est à 3h de route de Houston), avec ma host mom et les deux enfants dans ce monstrueux van. Finalement, après quelques loupés, j’ai réussi et j’ai même roulé dans les bouchons d’Austin : fierté maximale, je sais! ^^

Et sinon, on peut doubler par la droite, c’est normal?

Apparemment, c’est interdit mais bon… vu que tout le monde le fait, je peux le faire aussi. Je n’imagine même pas mon retour en France parce que maintenant, j’ai pris cette mauvaise habitude… attention aux amendes!

Ah oui, j’ai rencontré quelques difficultés (ainsi que mes amis français qui sont venus me rendre visite au mois d’août) pour la conduite, dans la pratique… par exemple, les feux sont de l’autre côté de la route donc oui, parfois, ça peut arriver que sans s’en rendre compte on franchisse la route parce que l’on n’a pas fait gaffe à la petite ligne blanche au sol ou comme au Texas (chaque état a ses lois donc ça peut changer selon l’endroit où vous allez), quand on tourne à droite à un feu, on peut passer même quand le feu est rouge (non, je ne mens jamais). Et je dois dire qu’au début, je trouvais ça risqué voire très dangereux et finalement, en aucun cas, les gens font attention quand ils tournent quand même.

img_1174.jpg

Comme vous pouvez le voir, le feu est de l’autre côté de la route et oui, le motard devant moi n’a pas de casque, ce qui est tout à fait autorisé au Texas 😉

Mon permis français est un des meilleurs du monde, c’est une blague?

Non, c’est une vérité! Au Texas, le permis français est considéré comme un des meilleurs au monde. Eh, pas si mal pour un pays qui est plus petit que l’état dans lequel je vis!

22015520_10210102604026631_200926899_o

Juste pour vous, petit partage de mon permis texan. Vous avez vu? Vous pouvez sourire, ça change la vie!

Cependant, ne soyons pas trop fiers de nous… quand je compare la façon de conduire des texans à la notre, je comprends beaucoup mieux pourquoi ils pensent que l’on conduit bien! Et ca n’étonnera personne que grâce à leurs talents de conducteurs, j’ai pu apprendre un nouveau mot français aux enfants : « PUTAIN »… au grand plaisir de ma host mom.

Ah si, je me plaignais aussi des clignotants en France et bah, à croire qu’ici, les clignotants sont vraiment en option : DANGERS PUBLIQUES BONJOUR! Après, il faut dire que quand je me suis retrouvée pour la première fois sur une 8 voies, mettre mon clignotant toutes les 10 secondes parce que j’avais besoin de doubler un nœud-nœud… j’avoue que je ne le faisais peut-être pas tout le temps.

14339987_10207147768437588_1382675270_o.jpg

Une « petite » 6 voies 

Conduire avec des enfants, easy!

Enfin, depuis un peu plus d’un an, j’ai enfin appris et compris ce que pouvaient vivre nos parents dans une voiture. Croyez-moi, ce n’est pas la joie! Vous pensez vraiment que c’est facile d’être le conducteur quand vous avez deux enfants derrière qui se battent, crient ou juste n’arrêtent pas de vous poser des questions sur la VIE (oui, je ne rigole pas… questions existentielles d’une enfant de 8 ans!) : NONNNNNNN! Il m’est arrivée de griller des feux, des stop ou de louper une sortie voire d’avoir un accident… par chance, je n’ai rien eu de grave avec les voitures (trois conducteurs différents = trois voitures différentes).

Aujourd’hui, je redoute déjà le retour en France : repasser à ma petite Clio, manuelle (parce qu’au final, on s’y habitue bien aux automatiques et encore plus aux USA) mais aussi me réhabituer à la façon de conduire des français. J’ai quand même encore le temps pour y penser! 

Publicités

La pire semaine de ma vie :o

Bon j’avoue, ce titre est peut-être un peu exagéré mais juste un peu! Parce que oui, dire au revoir à sa famille et ses amis pour une année entière, abandonner tous nos repères, c’est déjà dur mais si, en plus, comme moi, vous prenez l’avion pour la première fois… vous pouvez comprendre le niveau de stress et d’anxiété dans lequel j’étais. Et oui, j’avais 21 ans et je prenais l’avion pour la première fois mais autant vous dire que maintenant, je suis une experte (facile quand son père d’accueil est pilote d’avion!).

L’heure du grand départ a sonné!

Et croyez-moi, je n’étais pas sereine quand je me suis assise dans l’avion MAIS SURPRISE! Cinq autres au pairs sont arrivées et j’ai très vite compris qu’elles seraient mes premiers piliers dans cette aventure (un peu déjantée dois-je vous dire). Aujourd’hui, je suis toujours en contact avec trois d’entre elles : deux sont reparties en France et une autre est toujours au pair à Chicago et je vais bientôt lui rendre une petite visite (excitation maximale!).

 

21979448_10210087499729033_970267208_n

A part ça, les américains n’ont pas piqué les couleurs de la France : françaises en force!

 

Premier stop à New-York pour notre semaine de « formation », en vocabulaire d’au pair je dirais training school. Nous sommes arrivées à l’hôtel à 23h30 (heure new-yorkaise) après 8h de vol et 1h de taxi. Et bien sûr, pour bien commencer, on nous donne un petit programme où l’on remarque que le réveil est à 6h du matin parce que oui, vous comprenez, ils ont tellement de choses à vous dire et à vous expliquer à propos de « comment bien s’occuper d’un enfant américain » et « comment devenir la meilleure au pair de l’année » qu’il faut bien des journées entières de réunions pendant 3 jours…

Bourrage de crâne et mal de crâne : le résultat d’une training school !

Autant vous dire que les conseillères de l’agence qui vous accueillent et sont votre premier contact avec le monde américain si je peux le dire comme ça sont sûrement les personnes les plus entraînées pour vous mentir ou plutôt, enjoliver la vie d’au pair que vous mènerez pendant un an (si tout se passe bien voire deux ans si tout s’est très bien passé). Je ne dis pas qu’elles sont mauvaises ou quoi que ce soit mais elles vendent l’aventure d’au pair comme le rêve américain… je suis désolée de décevoir certaines personnes mais c’est FAUX! Soyons clairs, en tant qu’au pair, on est là pour travailler. Etre membre de la famille, voyager, apprendre l’anglais et vivre l’expérience à l’américaine c’est en bonus si vous tombez sur une bonne host family. Mais ça, on ne le découvre que bien après… la suite dans les prochains articles.

De plus, je ne m’étais pas préparée à ça, pensant que mon niveau d’anglais était quand même potable… encore une fausse joie! J’ai eu le droit à des migraines pendant facilement un mois après mon arrivée et vraiment, c’était pire pendant la training school parce que là, les conseillères ne font pas d’efforts et quand je dis bourrage de crâne, ce n’est pas une blague… Pendant ces trois jours, c’est l’anglais ou rien! Donc imaginez, passer du français H24 à l’anglais H24 (à part pendant les petites pauses avec les françaises), ça cause pas mal de dégâts au niveau du cerveau, croyez-moi… je commençais à boire les paroles de mes conseillères.

Seul point fort (et encore… parce que pas fameux non plus) des trois jours, petit tour de NYC (la plupart du temps payé par la host family) et dernière chose, toujours plus avec les américains : on a le droit à un petit t-shirt « Au Pair in America », publicité gratuite à l’horizon…

 

21942432_10210087499929038_731273273_n

Au Top of the Rock, pendant l’attente pour admirer la magnifique vue sur Central Park et ohhhhh, regardez : ce sont les fameux t-shirt !

 

Plonger dans l’inconnu…

Le moment tant attendu arrive… la rencontre avec la host family qui seront vos patrons mais aussi vos colocataires (en quelque sorte) pour une année entière… plutôt bizarre comme situation, ça c’est sûr. Je passe sous silence mon deuxième vol NYC-Houston où j’ai eu le droit à un petit traitement VIP par la compagnie aérienne pour lequel mon host dad travaille.

Je ne vais pas vous mentir la rencontre avec ma host family s’est très bien passé, même si je n’ai pas eu l’occasion de voir toute la famille à mon arrivée. Mon host dad avait un vol juste avant le mien (quand le devoir l’appel!) donc je n’ai vu que la maman, Joy et les deux enfants, Daphne et Mac. Cependant, ils m’ont accueilli à la perfection : petite pancarte « Welcome Rozene! » (oui, ils l’avaient écrit aux couleurs de l’arc-en-ciel, artistiques ces petits!) et des petits hug de bienvenue.

Néanmoins, ce n’est pas le cas pour toutes les au pairs, certaines n’ont pas l’occasion de rencontrer les enfants direct ou même ne rencontrent qu’un des deux parents. Certaines doivent prendre le taxi de l’aéroport jusqu’à leur nouvelle maison parce que les parents n’ont pas le temps ou n’ont juste pas l’envie. Bref, comme vous pourrez l’observer au fil des articles différents scénarios sont possibles puisqu’aucune au pair n’a la même host family.

Le bilan de ma première semaine était fort en émotions si mes souvenirs sont bons : pleurs, excitation, ennui (pendant les réunions), inquiétude… 

 

Devenir au pair, ce n’est déjà pas facile…

Commençons par le commencement…

En décembre 2015, j’ai pris la grande décision de DEVENIR AU PAIR grâce à la copine de mon cousin qui l’avait déjà fait auparavant et qui m’avait vraiment vendue l’expérience. Je ne me demande plus pourquoi elle est dans le commerce, c’est une évidence maintenant, elle pourrait vendre le programme à n’importe qui 🙂

S’ensuit une rencontre dans la bibliothèque anglophone d’Angers, accompagnée de ma maman (oui, j’étais stressée…) avec une agence française, APITU, que j’ai vraiment adoré. Ma conseillère a été géniale. Entre échanges de mail, réunions, rendez-vous, test et conseils qu’elle a partagé avec moi, je ne peux dire qu’une chose, j’étais satisfaite de la tournure que prenait mon avant-départ.

logo-apitu

Mais le plus dur restait à venir…

Etre en contact avec une agence américaine, Au Pair in America, dans mon cas mais rassurez-vous, il en existe pleins : Cultural Care, Au Pair Care, Euraupair et d’autres dont je n’ai sûrement pas connaissance. Quand ton niveau d’anglais est équivalent à celui d’un 4ème… l’inquiétude commence à se faire sentir mais ne t’inquiète pas, Google traduction se révèle être un très bon ami (comme pour tes oraux d’anglais).

logo

J’ai dû monter tout un dossier… booooooooooring (ennuyant comme dirait ma host kid) et super long. Les agences demandent tellement de papiers, formulaires et surtout demandent une vidéo de présentation. Autant vous dire que je ne vais pas vous la mettre dans l’article, catastrophique et pas fameux du tout mais bon, selon ma mère d’accueil, toutes les vidéos sont un peu cheesy c’est-à-dire un peu ringard dans le bon sens bien sûr et je suis assez d’accord avec elle en ayant pu en voir quelques unes et soyons clairs, il n’y a rien de honteux sachant que la mienne était vraiment ridicule. Mais bon, il faut passer par cette étape (malheureusement…) pour enfin accéder au Graal.

Puis l’horreur…

Le temps des Skype avec les différentes host family est enfin arrivé. La pression monte encore plus parce que là, Google traduction ne t’aidera pas et je le savais très bien. Première famille, deuxième, troisième et au final, je m’y étais habituée quand même. Je me souviens surtout avoir un petit coup de pression pour le premier Skype avec chacune des familles parce que oui, c’est la grande découverte et que l’on soit clair, c’est aussi un entretien d’embauche que l’on passe quand même : la famille choisit l’au pair grâce aux Skype. ET C’EST LA GUERRE… C’EST A QUI SERA LA MEILLEURE! LA JUNGLE!!! Une famille peut très bien vous plaire et deux minutes plus tard, elle a déjà matché (c’est-à-dire choisi) avec une autre au pair.

C’est avec ma cinquième host family, les Schindler habitant à Houston que j’ai matché après seulement un Skype… et oui, ça peut s’appeler un coup de foudre haha.

Et là, tout s’enchaîne…

… demande de VISA, rendez-vous à l’ambassade américaine à Paris, DS (document très, très important permettant d’avoir son VISA) certifiant que vous avez le droit de vous rendre sur le territoire américain et de travailler parce que oui, vous êtes au pair. C’est ainsi que je suis partie de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris le 1er août 2016 à 17h direction JFK à New-York.

 

C’est ainsi que je suis devenue Rozene, au pair de deux petites têtes blondes, presque franco-américaine.

 

 

 

Une au pair qui vous dira la vérité

Laissez-moi me présenter.

Je m’appelle Rozene, j’ai 22 ans et je suis française. A la base, je suis étudiante en psychologie mais ça fait plus d’un an que j’ai arrêté mes études et que je vis à Houston, au Texas… et vous vous demandez pourquoi je suppose? Figurez-vous que je suis une au pair.

 

21931417_10210082362400603_573993930_o

Je sais, je ne suis pas photogénique (c’est le cas depuis ma naissance) mais au moins, vous pouvez mettre un visage sur mon prénom 🙂

 

C’est quoi une au pair?

Si je peux vous rassurer, je n’en avais aucune idée avant d’en rencontrer une. C’est une personne qui pour la plupart du temps est une jeune fille qui va se rendre dans un pays étranger pour s’occuper d’enfants mais ce n’est pas tout… puisque nous ne faisons pas juste du baby-sitting, nous vivons H24 avec la famille. Je suis logée, nourrie, blanchie par ma famille d’accueil, qui dans mon cas est américaine. Mais certain(e)s d’entre nous sont à l’autre bout du monde comme en Australie, ou tout simplement en Europe. Je vous épargne toutes les conditions à nos contrats, croyez-moi ce n’est pas très intéressant… enfin, peut-être que j’y reviendrais de temps en temps sur mes prochains articles.

Pourquoi je suis devenue une au pair?

Alors là, très bonne question. J’avais besoin de voir autre chose et de souffler un peu, j’en avais marre de me lever tous les jours pour aller en cours, rentrer à mon appartement, rédiger mes dossiers de psychologie et dormir. Je pense que pas mal de personnes qui font des études supérieures sont dans mon cas mais je ne pouvais pas juste continuer et attendre encore deux ans pour finalement avoir un Master et rentrer directement dans le monde du travail donc j’ai décidé de partir une année en tant qu’au pair aux USA pour faire un break et revenir bilingue (ce qui est censé m’aider pour mon retour et ma reprise d’études l’année prochaine) … mais première déception! Non, je ne me considère pas du tout mais du tout comme bilingue même si je peux me débrouiller seule dans la campagne perdue des USA face à des américains, c’est déjà ça.

Pourquoi j’écris ce « blog »?

Je vais vous dire la vérité, toute la vérité, pas seulement les bons côtés. Je dois vous avouer que depuis mon arrivée aux USA le 1er août 2016, j’ai envie d’écrire un blog sur ma vie ici mais je ne savais pas vraiment ce que je voulais y raconter. Je pense que je n’avais pas assez de recul par rapport à ma situation d’au pair. Vous me direz qu’aujourd’hui, c’est sûrement la même chose. C’est possible mais ça fait quand même plus d’un an que je suis là et le bilan de ma première année est riche en émotions, déceptions, surprises, découvertes, etc.

Et c’est vrai, je ne suis sûrement pas la première au pair à écrire un blog et sûrement pas la dernière non plus mais si mon histoire peut donner envie à des futur(e)s au pairs de sauter le pas, aider certain(e)s au pairs en détresse, permettre aux gens de comprendre notre « métier » ou juste m’aider moi, c’est avec plaisir que je le fais.

Sur ces derniers mots, je vous dis à la prochaine pour de nouveaux articles!