En avant 2018 !

Mais avant ça, un petit retour sur 2017! Bon, j’avoue il est un peu tard sachant que l’on est déjà mi-janvier mais j’ai toujours rêvé de faire un bilan d’une année et encore plus, celle que je viens de vivre en tant qu’au pair aux USA.

17 points pour résumer mes 365 jours à Houston

Des choses que j’ai faites, des leçons que j’ai apprises (par moi-même ou avec un peu d’aide), des changements que j’ai pu observer. Un résumé de mon année 2017 que je veux vous faire partager :

  1. Apprendre à surfer ou enfin, essayer. Ce qui est déja énorme pour moi! Mon host dad, surfeur dans l’âme ayant grandi à Seattle et étant allé à l’Université de San Diego, a eu la grande gentillesse de nous donner (à ma host mom et host kids aussi) un petit cours théorique puis pratique qui s’est avéré assez périlleux. Je vous laisse imaginer… avec des explications en français ce n’est déjà pas facile mais en anglais : c’est pire! MAIS GENIAL QUAND MEME!IMG_4288
  2. Ce point est en rapport avec le premier puisque c’est en allant à cet endroit que j’ai pu testé le surf. Grâce à ma host family, j’ai pu découvrir la merveilleuse île de Porto Rico et j’en ai pris pleins les yeux : plages seulement pour nous, fôret tropicale, nourriture de folie. Bref, un rêve!
  3. Aujourd’hui, je suis fière de dire que je peux aller au cinema ou au restaurant toute seule, chose que je ne faisais pas en France. Depuis mon arrivée ici, j’ai pu me rendre compte que je pouvais faire des trucs pour moi et par moi-même. Femme indépendante en force!
  4. Essayer de combattre ma peur de ne pas voir mes pieds dans un lac ou dans la mer. Ca peut vous paraitre un peu superficiel mais oui, je n’aime pas ne pas savoir oú je me mets mes pieds mais surtout sur quoi je marche. Et le pire du pire : quand quelque chose me touche les pieds et que je ne sais pas ce que c’est comme une algue, un poisson voire un serpent (oui, les serpents savent nager ce que je ne savais pas avant de venir au Texas…).
  5. Partir pour la première fois en week-end (prolongé) avec mon copain! Ce qui me paraissait juste impossible il y a encore très peu de temps vu que je n’ai jamais été le genre de filles à faire des plans avec son copain et encore moins pour aller quelque part mais on, on peut tous changer, j’en suis la preuve. Le petit + : Miami, les palmiers, la chaleur, la mer, les bars et surtout être loin de tout!
  6. Aller au Mexique avec deux copines sans avoir pratiquer son espagnol pendant 4, 6 ans ou jamais pour une de nous. On a quand même réussi à se débrouiller avec les restes des cours de lycée que l’on avait,surtout quand on est restées bloquer à l’aéroport de Cancún parce que notre vol a été retardé puis annulé et que l’on a nul part oú dormer.
  7. En parlant de vols et d’aéroports, j’ai pu apprendre à être « patiente » et me détendre quand chacun de mes vols retour – et je dis bien « chacun » – quand je voyage seule (sans ma host family) sont retardés ou totalement annulés. C’est une habitude comme une autre.
  8. Comprendre les difficultés d’une vraie relation à distance. Ce n’est pas facile tous les jours, surtout quand tout le monde autour de vous, vous demande la date de retour de votre copain sur Houston. Mais bon, quand on aime, tout est surmountable, pas vrai?!
  9. Devenir experte pour les « au revoir ». Quand on est au pair (ou pas), on apprend très vite à dire « au revoir » et plus on en fait, mieux on le vit (ou pas). Certains sont plus durs que d’autres. Et malgré l’entrainement, ça me brise toujours un peu le coeur de voir les personnes partirent même si je sais que je les reverrais.
  10. Nager avec des tortues de mer avec deux superbes acolytes pendant notre semaine de vacances au Mexique. Je n’aurais jamais pensé qu’un jour, j’aurais eu la chance de vivre une experience comme celle-ci. C’était juste magique (et peu coûteux en plus de ça). Mon seul regret : que l’on n’est pas eu de GoPro® pour filmer ce moment qui restera à jamais graver dans ma mémoire.
  11. Réaliser un road trip de deux semaines avec trois de mes meilleurs amis venant de France. 8000 kilomètres, une vieille Honda Civc, 4 amis et l’Ouest californien : le voyage dont tous les jeunes rêvent et bonne nouvelle : on l’a fait!
  12. Etre presque bilingue et j’ai bien dit « presque » parce que non, mon anglais n’est pas parfait même après 18 mois aux USA. C’est bien triste, je vous l’accorde mais bon, personne n’est parfait.
  13. Avoir repris le sport et prendre du plaisir à aller courir ou faire du renforcement musculaire. Je ne suis pas devenue non plus une fitgirl, on ne s’emballe pas.
  14. Se faire des amis venant des quatre coins du monde mais surtout des français qui sont devenus des piliers pendant votre aventure et que vous reverrez à votre retour.
  15. Vivre un ouragan, soutenir ma host family du mieux que je pouvais et voir l’impact qu’il a eu sur une ville comme Houston. Même si notre maison n’a pas été touché, de nombreuses personnes l’ont été et les dégâts qu’Harvey a causé sont toujours visibles aujourd’hui malheureusement.
  16. Avoir gagné une deuxième famille et me rendre compte que le jour de mon départ arrive à grands pas mais que je ne suis toujours pas prête de les quitter. IMG_1182.JPG
  17. Ne pas avoir peur de sauter les deux pieds dans l’inconnu parce que pleins de belles choses arriveront par la suite.

J’espère que 2018 aura autant de surprises et de découvertes à m’offrir que 2017!

 

IMG_0184.JPG

Bonne année et bonne santé à vous tous!!!!

 

 

 

Publicités

« On a faim, on a faim! »

Oui, je vais enfin parler de bouffe… c’est le sujet que je dois le plus abordé depuis mon arrivée aux USA et croyez-moi, je suis incollable en anglais pour ce vocabulaire!

A peine mangé, je pense déja au prochain repasfood.gif

Les USA ont changé ma vision de la nourriture ou plutôt, ils ont changé ma relation à la nourriture parce que oui, entre elle et moi, c’est presque une histoire d’amour et comme on me l’a toujours dit « en amour, il y en a toujours un qui aime plus que l’autre« . Je vous laisse deviner qui est le plus attaché à l’autre dans cette relation..

Préparez-vous futur(e)s au pairs! Parce que je ne suis pas la seule à être devenue addict. D’autres au pairs ont connu des difficultés comme moi avec la nourriture. Et oui, ce sont des vraies difficultés puisque qui dit « manger », dit « prendre du poids »… je n’étais pas vraiment prête à voir mon corps changé pendant mon séjour.

Je suis un dégat! Maintenant, je passe mon temps à penser à la nourriture mais le pire du pire, c’est qu’après un repas, je me demande déja ce que sera le prochain. La nourriture m’obsède aujourd’hui alors que ce n’était pas forcément le cas en France. Après, si ça peut vous rassurer, ce n’est pas seulement qu’avec les burgers ou les frites mais quand je passe dans la cuisine, je vais avoir des envies de myrtilles ou de fraises : je mange un peu healthy quand même!giphy

Beaucoup d’obèses?

Un hasard? Non! Si les USA sont connus pour avoir un pourcentage élevé d’obèses, ce n’est pas une surprise. Si vous êtes déjà venus dans ce magnifique oú la bouffe est reine, vous avez pu remarqué qu’elle est omniprésente : à tous les coins de rue et même dans des trous perdus. On ne sait jamais si des personnes affamées passent par là, on va construire un petit McDo®. Et puis cerise sur le gâteau, les fast food et la junk food (malbouffe) c’est ce qui coûte le moins cher ici donc je vous laisse imaginer l’effet que ça a sur les personnes.

Mais ce n’est pas seulement quand on sort. Venez dans ma cuisine… Chez moi, le placard et le frigo sont devenus de vraies tentations. ET JE LE REPETE ENCORE UNE FOIS, JE N’ETAIS PAS COMME CA AVANT… 

Au moins, maintenant, je sais résister à mes envies de snacks ou sinon, selon ma host mom, j’ai trouvé la bonne solution : je mange une clémentine dès que j’ai un petit creux. Et bien sûr, je ne suis pas sans regarder le nombre de calories, de sucres, de sels contenus dans les aliments que je mange. J’essaie d’avoir un minimum de controle sur mon alimentation ce que je ne faisais pas avant.

Peanut butter, vous connaissez?

Si ça ne vous dit rien et que vous venez aux USA pour être au pair ou seulement pour des vacances, vous n’allez pas y échapper. C’est un des aliments les plus réputés ici : le beurre de cacahuètes.

Entre les sandwichs PB&J pour les enfants dans leur lunch box, les pommes trempées dedans pour avoir sa dose de protéines, etc. vous allez être servis! Si vous aimez ça, les USA sont faits pour vous. C’est le paradis du beurre de cacahuètes mais si comme moi, vous n’étiez pas fan, vous allez apprendre à l’aimer (ou pas) à vos dépens… surtout avec des fraises fraiches sur une tranche de pain. Yummy!

Mais il y a pleins d’autres plats à tester!

Le point positif que j’ai pu y trouver est de découvrir de nouvelles spécialités pour chaque week-end ou vacances passées aux extérieurs de Houston. Et ça, c’est une mine d’or, c’est mon petit bonheur à moi. Dès que je me rends quelque part maintenant, je vais faire un petit tour sur Pinterest® pour trouver les meilleurs restaurants ou plats typiques à essayer (de toute urgence). Vous voyez les régions françaises avec leurs spécialités? C’est exactement la même chose mais multipliées par 10!!!!!

Lire la suite

Thanksgiving, Black Friday, Cyber Monday : que d’aventures en novembre!

Novembre, c’est bientôt fini!

Autant vous dire qu’il était temps parce que mon compte en banque n’a pas du tout apprécié les nombreuses promotions que j’ai pu remarqué et dont j’ai profité.. il a pris une grosse claque! Et étant une au pair, je ne suis pas riche non plus… heureusement que mon copain et certains de mes amis sont là pour me mettre un gros STOP!

shopping.gif

Mais bon, certains moments que l’on peut avoir la chance de partager avec nos host family (ou pas, ça dépend de la famille) sont gratuits comme Thanksgiving.

Thanksgiving, un festin avant Noël!

Petit point historique très rapide sur Thanksgiving parce qu’étant français, on ne le fête pas et croyez moi, c’est triste. Pétage de ventre en avance!

A la base, c’est une journée en mémoire des premiers anglais, les Pilgrims, qui remercient Dieu pour leurs bonnes récoltes et les Indiens qui les ont aidés à survivre à l’hiver rude.

Maintenant, la tradition veut que les membres de la même famille voire amis se réunissent autour d’une table pour manger un festin (oui, à ce stade c’est un festin!) et fassent un tour de table en expliquant pourquoi ils sont reconnaissants pour l’année passée. Dans ma famille, on ne le fait pas vraiment vu qu’ils ne sont pas croyants et on n’a pas vraiment besoin de ça pour se remercier les unes les autres.

L’ayant déjà fait l’année dernière, je savais déjà à peu près comment allait se passer la journée même si on a dû le fêter le mercredi et pas le jeudi vu que mes hosts devaient travailler. Mais cette année, figurez-vous que je me suis transformée en commis de cuisine pour ma host, même si selon elle, j’étais sa sous-chef… j’ai quand même fait un trou dans sa pumpkin pie (tarte à la citrouille… une de mes préférées). Oups! Aux USA, il y a des plats typiques à faire et à partager durant Thanksgiving comme la célèbre turkey (dinde), le stuffing (farce) ou les mashed potatoes (purée) ainsi que les différentes pies (tartes… il y en avait 5 à la maison cette année pour 6 personnes).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vous devez vous en douter, il y a eu pas mal de restes… avec ma host, on s’est donc sacrifié et on a dû manger midi et soir de la dinde, des haricots verts, de la purée et de la fameuse farce. Ah oui! Et après une semaine, les tartes sont enfin finies! Félicitations à Tyson, mon host, qui nous a été d’une grande aide!

Le Black Friday! Toujours une bonne occasion pour faire les magasins et faire chauffer la carte bleue…

Vous avez sûrement entendu parler du Black Friday vu que ça arrive même en France maintenant. Ici, c’est THE BIG DEAL! Bon, par contre, ce n’est pas que le vendredi…

Il commence le jeudi de Thanksgiving et se termine le dimanche voire lundi donc pas d’inquiétude, si vous ne craquez pas le jeudi ou le vendredi, vous pouvez toujours le faire pendant le week-end et ça, c’est le piège! Un véritable engrenage… et évidemment, tout vous parait être une bonne promotion : c’est le cas ou pas! Il ne faut pas trop s’emballer et vérifier les prix de base des différents produits avant tout achat. Mais bon, je ne pense pas être la meilleure personne pour en parler parce que du coup, cette année, je me suis laissée aller : un appareil photo, des vêtements, des futurs cadeaux de Noël, etc. De nombreux achats qui me donnent le sourire mais qui me font pleurer quand je regarde mon compte en banque.

no money.gif

Et après ça, vous pensez que c’est fini! MAIS NON! Le Cyber Monday arrive avec ses nombreux deals (surtout sur Amazon, mine d’or aux USA) et peut vous faire regretter certains de vos achats compulsifs parfois. Ce n’était pas mon cas… enfin presque! Il faut savoir que la plupart du temps, les prix des ordinateurs, des portables, de tout ce qui se rapproche à la technologie, sont moins chers aux USA donc les au pairs (comme moi) profitons d’être ici pour changer de gadgets électroniques. Enfin, si vous aimez les vêtements ou les sacs à main, attention à vous… Levi’s, Mickael Kors, Ralph Lauren, Hollister, Abercrombie & Fitch, etc. ont des occasions en or (à ne pas rater si vous êtes fans, comme moi…).

A ce stade, mon compte en banque est quasiment vide… à bientôt pour une nouvelle aventure!

 

« Tu as l’air fatiguée aujourd’hui! »

C’est une autre phrase que j’entends beaucoup depuis que je suis une au pair (même si je dois l’avouer… ayant des cernes depuis que je suis née, je l’avais déjà entendu).

Fatiguée?

Non, tu crois! Légèrement fatiguée… parce que nous, au pair, on est au taquet 24h/24 et 7j/7. En tout cas, c’est mon cas. Je ne travaille pas beaucoup, je ne fais pas mes 45h/semaine  (oui, il m’arrive de ne pas travailler pendant toute une semaine) mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas présente et que je ne suis pas active chez mes hosts.

Ayant ma chambre à l’étage, à côté de celles des enfants, c’est moi qui les entends en première (la chambre de mes hosts est au rez-de-chaussée, à l’opposé des nôtres) s’il y en a un qui pleure, qui vomit ou qui a juste fait un cauchemar. Il m’est déjà arrivée de me lever à 3h du matin parce que Mac, le petit de 6 ans, avait fait un cauchemar et qu’il criait dans sa chambre et n’arrivait pas à se calmer et se rendormir. Il m’est également arrivée de nettoyer du vomi à 4h du matin dans la cage d’escalier parce que Mac était malade.

Mais ce n’est pas tout !

Les raisons précédentes n’étaient que des accidents mais attendez la suite… vous allez adorer.

Ne m’occupant pas des enfants toute la semaine puisque les parents sont là, je peux m’accorder une petite grasse matinée : vous savez quand on dort jusqu’à 10h (voire 11h ou 12h pour les plus « fatigués). Encore une chose qui n’existe plus quand on devient au pair. Quand les enfants sont réveillés, je suis réveillée… ce qui pourrait paraître logique mais non, parce que je n’ai pas besoin de me lever et de m’occuper d’eux mais apparemment, eux, pensent que quand ils sont réveillés, tout le monde l’est.

cendrillon

 

Ils adorent crier, jouer, courir, taper des pieds, chanter, se battre à 6h30 du matin alors que je suis encore « endormie ».

 

 

 

Si je peux vous rassurer (ou pas), ça fait maintenant plus d’un an que les enfants me connaissent et que je leur répète sûrement au moins 1 fois par semaine qu’ils doivent être silencieux le matin parce qu’il y a des gens qui dorment (MOI… et parfois, un autre adulte) mais apparemment, le bruit, le matin est tout à fait acceptable aux USA.

(Je ne suis pas la seule au pair qui subit jour après jour ce traumatisme… oui, c’est un réel traumatisme mais attendez, le meilleur : certaines d’entre nous le vivent le soir – ce qui les empêchent de dormir – et le matin ce qui les réveillent alors qu’elles pourraient rattraper le sommeil qu’elles n’ont plus).

Donc oui, quand nos hosts nous disent que l’on a l’air fatigué, c’est le cas mais c’est surtout pour ne pas nous vexer et nous dire « Mais dis donc, aujourd’hui, tu n’as pas bonne mine » (à l’américaine) ou tout simplement nous avouer que l’on a une tête de m***e (à la française – on est plus direct!).

					Une au pair qui vous dira la vérité.

 

 

 

 

« Agit comme une adulte! »

« Être au pair, ce n’est pas compliqué »… si vous êtes au pair, vous avez déjà entendu cette phrase au moins une fois et malheureusement pour nous, les gens se trompent parce que :

  • On est considéré comme un adulte vu que l’on s’occupe d’enfants et que c’est notre job mais…
  • On a aussi un statut d’adolescent voire de jeunes adultes si on a de la chance puisque l’on vit sous le même toit que des gens qui « sont responsables de nous ».

Voici la complexité de notre situation! Aussi bien adulte sous surveillance, infantilisé mais qui doit quand même être responsable.

Indépendante mais pas trop…

En signant pour devenir au pair, je ne m’étais jamais demandée si ma host family allait me faire confiance ou si j’allais pouvoir sortir comme je le voulais ou même si je pouvais prendre la voiture pour aller faire quelques courses dans le supermarché du coin.

Avant mon départ, j’avais 21 ans, un appartement à partager avec une coloc (géniale) dans une ville étudiante, une voiture dont je pouvais me servir comme bon me semble et des parents qui ont une totale confiance en moi, je pensais que ça allait être exactement la même chose ici, à part pour la voiture sachant qu’elle ne m’appartient pas.

FAUX! 

Depuis que je vis à Houston, j’ai appris à demander l’autorisation de sortir à chaque fois que je veux me rendre quelque part (même si c’est seulement pour aller au supermarché du coin) et encore plus si je veux emprunter une des voitures.

Si je veux sortir, retrouver mes amis ou mon copain le soir, je demande également l’autorisation de sortir… on ne sait jamais si j’ai besoin de bosser au dernier moment ou si je ne peux pas prendre la voiture parce qu’elle doit être déposée au garage le lendemain.

Un jour, j’ai reçu un message de mon host  m’expliquant que j’avais embarqué le pass parking de ma host et qu’à cause de moi (je l’ai pris comme ça même s’il ne l’a pas dit clairement), elle allait devoir payer son parking plus cher le lendemain parce que j’avais pris la mauvaise voiture. Sorry but not sorry!

demi lovato.gif

Imaginez juste ce type de situations et comparez-les à votre vie (d’avant) que vous meniez en France, c’est totalement fou et perturbant. Et encore, je n’avais que 21 ans mais certaines personnes partent quand elles ont 24 voire 25 ans, elles avaient un métier, un appartement, un copain (ou copine) pour certaines d’entre elles et elles ont décidées de tout quitter pour vivre cette expérience (qui peut être bonne ou mauvaise). Néanmoins, on ne s’attend pas forcément à ça quand on signe : ce manque d’indépendance.

De plus, si vous connaissez des enfants (je n’ai aucun doute là-dessus), la plupart d’entre eux sont plutôt curieux et surtout ma host kid, elle aime savoir ce que je fais, où je vais, avec qui et surtout pourquoi. J’ai donc appris à mes dépens qu’une enfant de 8 ans peut me surveiller et me demander plus d’informations que mes propres parents. Si elle avait un portable, elle serait capable de me harceler de messages à chaque fois que je quitte la maison. Malgré ça, je l’aime quand même (enfin, j’ai besoin d’y réfléchir encore un peu!).

				Une au pair qui veut vous dire la vérité.

Qui a dit que les français ne savaient pas conduire?

Coupable… je l’ai déjà dit! Mais je n’avais jamais conduit autre part que dans notre beau pays. Et croyez-moi, il y a pire, bien pire!

Ils roulent à gauche aux USA, non?

Si vous êtes blond(e), comme moi… vous avez cru vous aussi que les américains roulaient à gauche comme nos aimables voisins, les britanniques. Soyons clairs, ça n’a rien à voir avec ma couleur de cheveux mais oui, je suis désolée, on n’a pas tous les mêmes connaissances et c’est vrai qu’avant de savoir que j’allais devoir conduire deux petites têtes blondes un peu partout dans Houston, je ne m’y étais jamais intéressée. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, on m’a très vite fait comprendre que les américains (par chance!) roulaient à droite comme nous! VICTOIRE!

Mais tu as déjà conduit une automatique?

JAMAIS! PANIQUE A BORD! Conduire une automatique pour moi était inconcevable… et ce n’était que mon avis mais avant, les voitures manuelles il n’y avait que ça de vrai!

Je ne vous raconte même pas la galère par laquelle je suis passée quand j’ai dû conduire pour la première fois une automatique mais en plus de ça, un VAN! WHAT???? Vous ne connaissez pas nos petites Clio ou Twingo que l’on aime tant en France. Et puis, je n’étais pas prête mais vraiment pas prête et spécialement, deux jours après mon arrivée pour rouler jusqu’à Austin (qui précisons, est à 3h de route de Houston), avec ma host mom et les deux enfants dans ce monstrueux van. Finalement, après quelques loupés, j’ai réussi et j’ai même roulé dans les bouchons d’Austin : fierté maximale, je sais! ^^

Et sinon, on peut doubler par la droite, c’est normal?

Apparemment, c’est interdit mais bon… vu que tout le monde le fait, je peux le faire aussi. Je n’imagine même pas mon retour en France parce que maintenant, j’ai pris cette mauvaise habitude… attention aux amendes!

Ah oui, j’ai rencontré quelques difficultés (ainsi que mes amis français qui sont venus me rendre visite au mois d’août) pour la conduite, dans la pratique… par exemple, les feux sont de l’autre côté de la route donc oui, parfois, ça peut arriver que sans s’en rendre compte on franchisse la route parce que l’on n’a pas fait gaffe à la petite ligne blanche au sol ou comme au Texas (chaque état a ses lois donc ça peut changer selon l’endroit où vous allez), quand on tourne à droite à un feu, on peut passer même quand le feu est rouge (non, je ne mens jamais). Et je dois dire qu’au début, je trouvais ça risqué voire très dangereux et finalement, en aucun cas, les gens font attention quand ils tournent quand même.

img_1174.jpg

Comme vous pouvez le voir, le feu est de l’autre côté de la route et oui, le motard devant moi n’a pas de casque, ce qui est tout à fait autorisé au Texas 😉

Mon permis français est un des meilleurs du monde, c’est une blague?

Non, c’est une vérité! Au Texas, le permis français est considéré comme un des meilleurs au monde. Eh, pas si mal pour un pays qui est plus petit que l’état dans lequel je vis!

22015520_10210102604026631_200926899_o

Juste pour vous, petit partage de mon permis texan. Vous avez vu? Vous pouvez sourire, ça change la vie!

Cependant, ne soyons pas trop fiers de nous… quand je compare la façon de conduire des texans à la notre, je comprends beaucoup mieux pourquoi ils pensent que l’on conduit bien! Et ca n’étonnera personne que grâce à leurs talents de conducteurs, j’ai pu apprendre un nouveau mot français aux enfants : « PUTAIN »… au grand plaisir de ma host mom.

Ah si, je me plaignais aussi des clignotants en France et bah, à croire qu’ici, les clignotants sont vraiment en option : DANGERS PUBLIQUES BONJOUR! Après, il faut dire que quand je me suis retrouvée pour la première fois sur une 8 voies, mettre mon clignotant toutes les 10 secondes parce que j’avais besoin de doubler un nœud-nœud… j’avoue que je ne le faisais peut-être pas tout le temps.

14339987_10207147768437588_1382675270_o.jpg

Une « petite » 6 voies 

Conduire avec des enfants, easy!

Enfin, depuis un peu plus d’un an, j’ai enfin appris et compris ce que pouvaient vivre nos parents dans une voiture. Croyez-moi, ce n’est pas la joie! Vous pensez vraiment que c’est facile d’être le conducteur quand vous avez deux enfants derrière qui se battent, crient ou juste n’arrêtent pas de vous poser des questions sur la VIE (oui, je ne rigole pas… questions existentielles d’une enfant de 8 ans!) : NONNNNNNN! Il m’est arrivée de griller des feux, des stop ou de louper une sortie voire d’avoir un accident… par chance, je n’ai rien eu de grave avec les voitures (trois conducteurs différents = trois voitures différentes).

Aujourd’hui, je redoute déjà le retour en France : repasser à ma petite Clio, manuelle (parce qu’au final, on s’y habitue bien aux automatiques et encore plus aux USA) mais aussi me réhabituer à la façon de conduire des français. J’ai quand même encore le temps pour y penser! 

La pire semaine de ma vie :o

Bon j’avoue, ce titre est peut-être un peu exagéré mais juste un peu! Parce que oui, dire au revoir à sa famille et ses amis pour une année entière, abandonner tous nos repères, c’est déjà dur mais si, en plus, comme moi, vous prenez l’avion pour la première fois… vous pouvez comprendre le niveau de stress et d’anxiété dans lequel j’étais. Et oui, j’avais 21 ans et je prenais l’avion pour la première fois mais autant vous dire que maintenant, je suis une experte (facile quand son père d’accueil est pilote d’avion!).

L’heure du grand départ a sonné!

Et croyez-moi, je n’étais pas sereine quand je me suis assise dans l’avion MAIS SURPRISE! Cinq autres au pairs sont arrivées et j’ai très vite compris qu’elles seraient mes premiers piliers dans cette aventure (un peu déjantée dois-je vous dire). Aujourd’hui, je suis toujours en contact avec trois d’entre elles : deux sont reparties en France et une autre est toujours au pair à Chicago et je vais bientôt lui rendre une petite visite (excitation maximale!).

 

21979448_10210087499729033_970267208_n

A part ça, les américains n’ont pas piqué les couleurs de la France : françaises en force!

 

Premier stop à New-York pour notre semaine de « formation », en vocabulaire d’au pair je dirais training school. Nous sommes arrivées à l’hôtel à 23h30 (heure new-yorkaise) après 8h de vol et 1h de taxi. Et bien sûr, pour bien commencer, on nous donne un petit programme où l’on remarque que le réveil est à 6h du matin parce que oui, vous comprenez, ils ont tellement de choses à vous dire et à vous expliquer à propos de « comment bien s’occuper d’un enfant américain » et « comment devenir la meilleure au pair de l’année » qu’il faut bien des journées entières de réunions pendant 3 jours…

Bourrage de crâne et mal de crâne : le résultat d’une training school !

Autant vous dire que les conseillères de l’agence qui vous accueillent et sont votre premier contact avec le monde américain si je peux le dire comme ça sont sûrement les personnes les plus entraînées pour vous mentir ou plutôt, enjoliver la vie d’au pair que vous mènerez pendant un an (si tout se passe bien voire deux ans si tout s’est très bien passé). Je ne dis pas qu’elles sont mauvaises ou quoi que ce soit mais elles vendent l’aventure d’au pair comme le rêve américain… je suis désolée de décevoir certaines personnes mais c’est FAUX! Soyons clairs, en tant qu’au pair, on est là pour travailler. Etre membre de la famille, voyager, apprendre l’anglais et vivre l’expérience à l’américaine c’est en bonus si vous tombez sur une bonne host family. Mais ça, on ne le découvre que bien après… la suite dans les prochains articles.

De plus, je ne m’étais pas préparée à ça, pensant que mon niveau d’anglais était quand même potable… encore une fausse joie! J’ai eu le droit à des migraines pendant facilement un mois après mon arrivée et vraiment, c’était pire pendant la training school parce que là, les conseillères ne font pas d’efforts et quand je dis bourrage de crâne, ce n’est pas une blague… Pendant ces trois jours, c’est l’anglais ou rien! Donc imaginez, passer du français H24 à l’anglais H24 (à part pendant les petites pauses avec les françaises), ça cause pas mal de dégâts au niveau du cerveau, croyez-moi… je commençais à boire les paroles de mes conseillères.

Seul point fort (et encore… parce que pas fameux non plus) des trois jours, petit tour de NYC (la plupart du temps payé par la host family) et dernière chose, toujours plus avec les américains : on a le droit à un petit t-shirt « Au Pair in America », publicité gratuite à l’horizon…

 

21942432_10210087499929038_731273273_n

Au Top of the Rock, pendant l’attente pour admirer la magnifique vue sur Central Park et ohhhhh, regardez : ce sont les fameux t-shirt !

 

Plonger dans l’inconnu…

Le moment tant attendu arrive… la rencontre avec la host family qui seront vos patrons mais aussi vos colocataires (en quelque sorte) pour une année entière… plutôt bizarre comme situation, ça c’est sûr. Je passe sous silence mon deuxième vol NYC-Houston où j’ai eu le droit à un petit traitement VIP par la compagnie aérienne pour lequel mon host dad travaille.

Je ne vais pas vous mentir la rencontre avec ma host family s’est très bien passé, même si je n’ai pas eu l’occasion de voir toute la famille à mon arrivée. Mon host dad avait un vol juste avant le mien (quand le devoir l’appel!) donc je n’ai vu que la maman, Joy et les deux enfants, Daphne et Mac. Cependant, ils m’ont accueilli à la perfection : petite pancarte « Welcome Rozene! » (oui, ils l’avaient écrit aux couleurs de l’arc-en-ciel, artistiques ces petits!) et des petits hug de bienvenue.

Néanmoins, ce n’est pas le cas pour toutes les au pairs, certaines n’ont pas l’occasion de rencontrer les enfants direct ou même ne rencontrent qu’un des deux parents. Certaines doivent prendre le taxi de l’aéroport jusqu’à leur nouvelle maison parce que les parents n’ont pas le temps ou n’ont juste pas l’envie. Bref, comme vous pourrez l’observer au fil des articles différents scénarios sont possibles puisqu’aucune au pair n’a la même host family.

Le bilan de ma première semaine était fort en émotions si mes souvenirs sont bons : pleurs, excitation, ennui (pendant les réunions), inquiétude…